Metal Slug 1, 2 et 3 : un jubilatoire défouloir

 

Cela fait quelques années que je rêve de me construire ma propre bonne d’arcade… mais en attendant que ce projet se concrétise ou non un jour, il était peut-être temps de faire un sérieux rattrapage des jeux sortis sur arcade ! J’ai donc pour la première fois joué à la licence des Metal Slug la semaine dernière et j’en ressors avec un merveilleux souvenir. Retour sur les trois premiers épisodes de cette fabuleuse licence, les quatrièmes et cinquième volets m’ayant moins marqué.

Gameplay

 

Metal Slug: Super Vehicle-001 (SNK) sort en 1996 sur Neo-Geo MVS (arcade), mais aussi sur d’autres plateformes (Neo-Geo AES, Neo-Geo CD, PlayStation, Wii, PlayStation 2, Saturn et PlayStation Portable). C’est un Run and Gun, une variante du Beat Them All mais cette fois-ci avec des armes à feu : vous avancez en scrolling horizontal, avec la possibilité de sauter, de tirer dans toutes les directions, de vous accroupir ou de glisser et ce à deux joueurs simultanément.

Il se compose généralement de 6 missions, dans lesquelles vous faites face à des ennemis arrivant d’en face, ou du ciel ; ces stages se terminent par l’affrontement d’un boss final puissant et imposant, qui apparaît sur une grande partie de l’écran. L’apparition de ce boss change la musique d’ambiance de la mission.

Lors de votre progression, il est possible de ramasser des armes, des grenades, qui sont d’une redoutable efficacité mais qui restent limitées en terme d’utilisation ; le jeu vous oblige en effet à canarder dans tous les sens tout le temps tant son rythme est soutenu, les munitions s’amenuisent donc rapidement.

En effet, la hitbox est très précise mais si vous êtes touché une seule fois : c’est la mort assurée. Il faut donc être vigilant, jouer de votre agilité et de votre environnement. Il est en effet parfois possible d’emprunter des escaliers, de se cacher, ect….

Vous pouvez aussi emprunter un Metal Slug lorsqu’il est sur votre route, un char d’assaut équipé d’un boulet de canon redoutable mais aussi d’un tir continu efficace ! Dans l’épisode deux (SNK/1998), il est possible d’emprunter d’autres types de véhicules : Le Camel slug (un chameau équipé de pistolet), Le Slug Flyer, Slugnoïd…. Et une nouvelle arme (un canon laser). Toujours dans le second volet, il est possible d’être zombifié, ou de grossir si vous mangez trop…. Vous serez plus lent, mais tirerez aussi des balles plus imposantes. Le second épisode souffre cependant de grosses lenteurs, qui seraient corrigées dans une version du jeu renommée « Metal Slug X ».

L’épisode 3 (SNK PLAYMORE/2000), le plus complet à mes yeux, voit son bestiaire varier : soldats, zombies, momies, extra-terrestres sont désormais de la partie ! Des phases de pur shoot them up viennent ponctuer cet opus toujours aussi délirant, qui atteint des sommets en terme d’animation et de nervosité : cette fois-ci, pas de ralentissement. Chaque volet se termine environ en une heure trente, cette durée de vie limitée constitue peut-être l’unique point faible du soft.

Scénario, musique et design général

 

Le jeu est si nerveux que ce n’est qu’après coup que j’ai percuté…. Qu’il avait une histoire ! On incarne Marco, un soldat chargé de libérer ses compagnons prisonniers de Donald Morden, parodié sur Sadam Hussen dans le premier opus. Dans le second Donald Morden revient se venger et dans le troisième, on fait face à une invasion de l’espace. Des parodies, le jeu en fourmille et en fait un point fort, faisant le tour des films, des jeux vidéo et des mangas les plus connus.

Les références les plus évidentes sont celles faites aux films d’extraterrestres, on pense forcément à la guerre des mondes, Star Wars ou encore à Independance Day ; mais il y a aussi du Resident Evil, du Dragon Ball…. De quoi bien rire quand on se repose deux minutes entre deux missions.

 

 

La musique joue un rôle important dans le décalage presque cartoonesque de ce qu’il se passe à l’écran (mort, invasion, violence) avec des thèmes enthousiastes, joyeux et dynamiques en général que l’on doit à Jim et Akushi Hiyamuta, surtout connu pour leur ost sur MS. La bande-son est globalement assez rock.
Le dernier atout réside dans les animations d’arrière plan, dans le soin ac cordé aux décors, dans les réactions de votre personnage… tout est d’une très grande minutie, il est difficile de ne pas être ébahis devant tant de travail.

Metal Slug est assurément l’un des meilleurs jeux que j’ai pu faire, se renouvelant d’épisodes en épisodes et proposant un gameplay entraînant. Difficile de ne pas succomber au charme de l’animation, des références et de ne pas aimer la nervosité générale qui vous condamnera à faire souffrir votre touche « tirer ». Un must, tout simplement.

2 réflexions sur “Metal Slug 1, 2 et 3 : un jubilatoire défouloir

  1. Super petit test sur cette grande Saga du Run and Gun !
    Dur mais tellement gratifiante d’un point de vue visuel et gameplay aux petits oignons
    J’ai passé un nombre d’heures indécentes sur les 4 premiers grâce à ce cher NeoRageX à la moitié des années 2000 🙂

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