Grandia

La jaquette du jeu sur PS1.

 

 

C’est en 1997 que sort sur Saturn  Grandia, un RPG développé par Game Arts et distribué par Ubisoft. C’est finalement en 2000 que le jeu terminera son portage sur la Playstation… une fois n’est pas coutume, Grandia  est parvenu à se faire une place à côté des « grands » de l’époque qu’étaient Breath Of Fire 3, Wild Arms ou encore Final Fantasy 7.

 

Une histoire d’aventure et de voyage

 

Contrairement à la plupart de ses homologues, Grandia ne démarre pas comme un RPG classique. En effet, vous incarnez Justin, un adolescent qui ne rêve pas vraiment de sauver le monde mais de le découvrir… Bien que reprenant les grandes lignes scénaristiques de la plupart des J-RPG, le soft se distingue par une ambiance cartoonesque et décontractée ce qui s’oppose aux enjeux pourtant dramatiques du scénario.

Ce point de départ démarque Grandia dès les premières heures de jeu : il faudra en effet attendre un moment avant que votre destinée ne rencontre fatalement votre route. Ici, pas de personnages sombres au passé torturé : on fait plutôt la place à l’humour et au côté tout en couleur du jeu, ce qui apporte un vent de fraîcheur là où beaucoup ont préféré rester classique.

 

Feena et Justin, une histoire d’amour amusante.

 

 

Preuve en est que votre équipe ne sera composée que de joyeux lurons, à l’exception peut-être de Liete (et encore, même elle peut s’avérer drôle). Enfant d’aventuriers, Justin ne rêve que d’une chose : atteindre le bout du monde, une frontière que l’on prétend inaccessible mais fait fantasmer au plus haut point notre héros.

Accompagné de sa toute jeune cousine Sue, Justin décide un bon matin de prendre le large… Après une première « mission » qui fait plus office de didacticiel que de véritable challenge au sein de votre bourgade natal, le jeu peut enfin prendre son envol.

L’histoire s’intensifiera à partir du moment où vous ferez la rencontre de l’armée Garlyle, antagoniste principale du monde entier. Grandia prend le temps de s’intensifier au fur et à mesure, ce qui dote le titre d’un rythme agréable et prenant à suivre tout au long de sa durée de vie.

 

Une ambiance qui change tout

 

Plutôt que de jouer à fond la carte du contexte, Grandia a préféré prêter à son jeu un univers bon enfant. Ainsi, le ton est donné et la plupart des dialogues sont empreint d’une candeur et d’une naïveté voulue. Personne ne se prend vraiment sérieux, bien que les héros restent conscients de la gravité de la situation.

Les décors et la plupart des donjons sont très colorés, lumineux bien que certains niveaux soient évidemment plus lugubres (comme le donjon optionnel par exemple, qui se passe dans un château hanté). Vos personnages sont des sprites se déplaçant dans un monde en 3D, mais cet aspect un peu vieillot est compensé par la grande expressivité de ces derniers.

 

Beaucoup de rencontres en perspective.

 

 

Les villes sont diverses et variées, mon grand regret vient en fait de la carte du monde… Il est en effet impossible de la parcourir. Cela n’est pas gênant dans des jeux de l’envergure d’un Persona 3, mais en ce qui concerne Grandia qui met l’accent sur l’exploration, c’est quelque peu décevant. La saga des Final Fantasy, des Tales Of et même des Dragon Quest le proposent.

Au lieu de cela, il faut se contenter d’une plume qui fait office de curseur et sélectionner le prochain lieu à visiter. Heureusement, Grandia sait se rattraper comme il le faut en grande partie grâce à une bande-son somptueuse de Noruyuki Iwadare que vous connaissez forcément pour son travail sur la saga des Phoenix Wright.

L’OST fait place aux sonorités épiques et grandiloquentes des jeux d’aventure (forcément…), laissant entrevoir dans son introduction une quête longue, riche et pleine de rebondissements. J’ai rarement connu une bande-son aussi prenante et je vous avoue que je me suis repassé en boucle « Theme of Grandia », un titre bien simple pour une musique majestueuse : trompette, flûtes, batterie, basse et violons et quelques touches de piano… Inoubliable !

 

Un gameplay riche et savoureux !

 

Les afficionados de FF risquent d’être tristes : pas d’invocation ! Grandia fait la part belle aux techniques mais vous ne serez pour autant, pas déçu… Les monstres apparaissent sur la carte comme dans Persona 3, Tales Of Symphonia ou encore Chrono Trigger. Il vous est donc possible d’éviter les combats, ce que je vous déconseille fortement…

Derrière son air enfantin, Grandia est un RPG à la difficulté croissante et redoutable ! Notons de plus qu’exercer vos techniques est la seule possibilité afin d’augmenter vos compétences et acquérir de nouveaux skills… Dans Grandia, la magie s’acquiert grâce à des œufs mana que vous trouverez facilement dans tous les environnements.

 

Les combats sont prenants.

 

 

Votre équipement peut se trouver ou s’acheter en magasin, c’est à vous de voir. Je vous conseille personnellement d’explorer : vous gagnerez en XP, en technique et puis surtout, c’est gratuit (les PO sont rares). Pour en revenir aux techniques : une fois que vous avez attribué vos œufs mana en magasin, vous aurez la possibilité d’utiliser 4 types de magie : Feu, eux, Terre et  Vent répartis en 3 niveaux + une partie compétence personnelle avec votre arme.

Une fois atteint le pallier maximum avec une magie, vous pourrez la lancer très rapidement ou bien en débloquer une plus puissante. Seulement, développer une magie prend énormément de temps et les combats peuvent s’éterniser facilement si vous vous y prenez mal. Le battle system est basé sur la vitesse : attaquer en premier peut ralentir votre ennemi, voir le stopper net. Mais l’inverse est tout aussi vrai, ce qui confère à Grandia une grande dimension tactique.

Grandia est un RPG très complet : le scénario se dévoile et devient dense, le gameplay est riche et varié, la bande-son est excellente et les personnages sont aussi passionnants que charismatique. Seul bémol : une carte inexistante et une boussole qui ne vous sera presque jamais d’aucun secours. Grandia, c’est presque un sans-faute pour moi et mon coup de cœur de cette année 2013 avec Persona 3 et Zelda A Link To The Past !

 

 

 

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