Persona 2: Innocent Sin

Le logo du jeu vidéo

 

 

Il y a quelques mois à peine, je vous donnais mon impression sur Persona , un RPG qui m’avait pour le moins laisser perplexe. Bénéficiant d’un univers attrayant et d’un système de combat sympathique, le jeu pêché par une vue à la première personne immonde et des maladresses de gameplay. C’est donc avec quelques aprioris que j’ai joué à sa suite intitulée Persona 2 : Innocent Sin.

 

Persona, Raconte-moi une histoire !

 

Persona 2 : Innocent Sin est un Dungeon RPG créé par le studio Atlus, sorti en 1999 sur la playstation. Il s’agit d’un dyptique, dont la conclusion est sorti un an plus tard et se nomme Persona 2 : Eternal Punishment. Aujourd’hui, nous allons nous pencher sur le remake PSP qui a bénéficié d’un joli lifting en plus de pouvoir bénéficier d’une scène d’introduction proche de ses petits frères de la PS2.

L’histoire s’articule autour de Tatsuya Suou, un lycéen muet (tout comme le héros du premier Persona) à la réputation de voyou qui habite dans la ville de Sumaru. Depuis quelques semaines, la petite bourgade fait circuler énormément de rumeurs… L’une d’entre elle raconte qu’une fois invoqué, un personnage surnommé le « Joker » exaucerait un souhait que l’on désire.

 

Le générique d’ouverture se veut proche des volets PS2.

 

 

Pour cela, il faut composer son propre numéro et attendre la venue du mystérieux personnage. Lorsque Eikichi Mishina (Michel), une petite frappe d’un lycée voisin, le met au défi de tenter l’expérience, notre héros s’exécute accompagné par sa camarade Lisa Silverman (Ginko). Sauf que contre toute attente, le fameux Joker fait son apparition et semble vouer une rancœur particulière envers les trois jeunes gens.

Volant l’âme de leurs amis présents sur place, Tatsuya et sa bande se jurent de retrouver le Joker afin de les sauver. Il leur faudra de plus découvrir la raison de la haine du clown, qui semble si bien les connaître et le plus vite possible : cet ennemi a la terrible capacité de rendre réelles les rumeurs que propagent les habitants de Sumaru.

Dans cette quête, ils seront bien vite rejoints par la reporter Maya Amano et son amie photographe Yukino Mayuzumi qui est une figure connue des joueurs du premier opus. En effet, Yukino était un personnage jouable doté d’un Persona (représentation psychique de la force intérieur), ce qui fait quelque peu le lien avec le premier volet de la saga. Vous aurez par ailleurs l’occasion de rencontrer presque l’ensemble des héros du précédent volet.

 

Gameplay

 

Les développeurs ont eu le bon goût d’opter pour une vue à la troisième personne, ce qui est un véritable plaisir pour les yeux. Nous pouvons enfin profiter des détails des décors, qui cette fois-ci ont vraiment été travaillé. On constatera de plus un vrai effort de variété dans les donjons contrairement à P1 : forêt, temple, usine, boîte de nuit, magasins… La diversité est au rendez-vous et c’est un excellent point. J’ai toujours du mal avec cette carte du monde sur aquelle on se déplace via un curseur, mais c’est visiblement la marque de fabrique de la saga Persona.

Le battle system est pour ainsi dire resté inchangé, bien que fortement amélioré. Le système de damier a été délaissé pour quelque chose de plus simple : désormais, les questions de distance n’entrent plus en jeu, plus besoin de vous équiper d’un flingue pour atteindre les cibles lointaines. Tous les personnages peuvent atteindre les ennemis situés à longue distance.La nouveauté, c’est que chacun a une arme spécifique (Sabre, Flingue, Poings…) qui fonctionnera ou non en fonction des ennemis.

 

Le Joker ne sera pas le seul antagoniste du jeu…

 

 

Les Personas sont toujours de la partie et il vous faudra les pousser au  rang maximum (le 8ème) de leurs capacités afin de les exploiter au mieux. La collecte de cartes de passe de la même façon : il faut discuter avec les monstres et les intéresser. Une fois le nombre de cartes requises et si votre niveau est suffisant, vous pourrez invoquer un nouveau Persona dans la Velvet Room avec Igor. Si vous faites un pacte avec les mobs, ils peuvent soit vous donner des objets intéressants, vous faire part d’une rumeur et/ou la répandre, ou bien vous octroyer des Free Cards (qui peuvent se transformer en carte du tarot de votre choix dans la velvet Room).

Il faudra bien évidemment vérifier votre compatibilité avec votre nouvelle création via votre menu (un exemple de carté et de simplicité d’ailleurs) avant de vous l’attribuer, ceci afin qu’il vous obéisse en plein combat. La grande nouveauté, c’est que vous pouvez avec vos alliés faire des combinaisons dévastatrices. C’est un enjeu clé contre les boss à ne négliger sous aucun prétexte.

Dernière nouveauté : les rumeurs ! Dans votre progression, il vous faudra répandre des rumeurs grâce à une agence de détective, ce qui vous permettra de transformer des bruits de couloir en réalité. Par exemple : si vous avez besoin d’un magasin d’arme, il vous suffira de répandre une rumeur selon laquelle le restaurent de pâtes du coin en vend… Et aussi improbable que cela puisse paraître, cela arrivera.

Des défauts terribles

 

Avec son excellente histoire et son gameplay fort réjouissant, on aurait pu penser que Persona 2 était quasiment parfait… Sans compter que le chara-design proche des versions PS2 est un vrai gage de qualité visuelle ! Mais cela n’est pas le cas, quand bien même les fans les plus hardcores pourraient-ils venir me crier le contraire. Ce jeu de l’âge d’or des RPG souffrent de défauts presque rédhibitoires, qui pourraient empêcher certains d’aller au bout de l’aventure.

Premier frein, mais ce n’est pas un défaut : le jeu n’a pas été localisé en Français. Il se ferme donc d’emblée aux anglophobes, car une bonne connaissance de la langue de Shakespear est fortement recommandée, bien plus que pour le 1er épisode. En effet, certaines subtilités et éléments cruciaux du scénario risqueraient de leur échapper.

 

Pas de social Link, mais il est possible de se balader à peu près où l’on veut.

 

 

Deuxième frein : l’absence totale de difficulté, à l’exception du boss final. Le mode théâtre est bien sûr là pour proposer un petit challenge, mais il est dommage de ne faire face à aucun moment délicat. Tout est fait pour vous simplifier la tâche, vous ne manquerez jamais de rien : les PS remontent dès que vous bougez, les Personas sont tous très forts… Malheureusement, même le donjon optionnel pour obtenir l’arme ultime de Tatsuya n’a rien de bien extraordinaire.

Dernier frein : la fréquence absolument abusive des combats. Tous les 5/10 pas, un combat aléatoire se déclenche. En fait, la durée de vie du jeu n’est probablement dû qu’à ce fait absolument aberrant . Alors oui, il y a une touche Skip… Mais les combats ne vont pas vraiment plus vite, c’est juste que l’on ne se tape pas l’animation pour lancer un sort ou attaquer. La trop grande fréquence des combats peut vite désabuser même les plus courageux.

Pour Résumer, P2 est un excellent jeu qui se voit miné par des défauts qu’il aurait ou éviter. Si l’on peut passer sur la langue de Shakespear et la difficulté, on a en revanche plus de mal à pardonner la quantité monstrueuse d’affrontement que l’on se voit obligé de subri, d’autant plus lorsque la fuite est presque impossible. Pour autant, le scénario de P2 est exceptionnel et vaut le coup d’être essayé, au moins pour cela.

 

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s