Pokemon, la grande aventure (Cycle 1)

La grande aventure, un titre plein de promesses !

 

Nous sommes en 1999 et depuis quelques semaines, un nouveau jeu de cartes fait fureur dans les cours de récréations françaises : Pokemon. En octobre 1999 sortiront simultanément les cartouches rouge et bleue sur Gameboy, parallèlement à la diffusion de l’anime sur TF1. L’effervescence, encore vive aujourd’hui, des fans de l’époque sera surnommée la « Pokemania ». Souhaitant surfer sur le succès de cette mode, Glénat se décidera à publier en 2000 Pocket Monster Special, la version manga la plus proche qui existe de  l’univers des jeux vidéo. Alors que cette saga a le vent en poupe, la série s’arrêtera nette, boudée par un public qui n’était pas encore prêt.

 

Renaissance d’une licence

 

C’est en 2011 que Kurokawa hérite des droits de publication de la licence Pocket Monster Special. Une idée judicieuse, car 2011 correspondait à l’année de sortie du nouveau jeu : Pokemon Noir et Blanc, arc par lequel reprend Kurokawa. Devant le succès cette fois-ci retentissant et l’accueil chaleureux des fans, l’éditeur ne pouvait que continuer sur sa lancée…

C’est ainsi que les pokefans ont eu l’immense joie d’apprendre en Avril 2014 que les deux premiers cycles (c’est-à-dire l’arc Rouge/Bleu/Vert et  Jaune) allaient connaître une réédition en 3 volumes. Une aubaine pour ceux qui suivaient la série à l’époque, arrêtée en plein milieu du 2nd cycle. Un coup de nostalgie pour ceux qui, comme moi, ont connu les cartouches des jeux originaux dans la cour de récré. Découverte des origines pour la nouvelle génération de lecteurs née dans les années 2000.

Visuel de la frise des trois volumes

Ce retour aux origines de la saga est aussi l’occasion pour Kurokawa de nous présenter un ouvrage plus travaillé en ce qui concerne la traduction. L’édition de Glénat souffrait en effet de nombreuses incohérences, probablement dues au fait que  « The Pokemon company » n’existait pas encore à l’époque.

Cette société affiliée à Nintendo est la marque de la licence Pokemon et presque tous les produits que l’on trouve dans le commerce la porte. Le traducteur, Fabien Vautrin, peut ainsi se tourner vers eux afin d’obtenir des précisions s’il a un éventuel doute sur la traduction d’une technique ou de quoi que ce soit d’autre lié à cet univers.

Aujourd’hui, nous allons nous consacrer au premier cycle (Rouge/Bleu/Vert) qui a été intégralement publié chez nous. Nous retrouvons donc aux commandes Hidenori Kusaka au scénario, et Mato au dessin, qui sera remplacé à partir de l’arc Or/Argent/Cristal par Satoshi Yamamoto.

 

Rouge, bleu et Verte

 

Rouge est un jeune dresseur talentueux de la petite ville de Bourg Palette, plutôt fier de sa capacité à dresser des Pokemon. Il va cependant prendre une leçon d’humilité après avoir subi une cuisante défaite face au légendaire Pokemon Mew… Il fera ensuite la rencontre du célèbre Professeur Chen, qui lui confiera un Bulbizarre mais aussi un Pokédex (encyclopédie sur les Pokemon) à remplir. Cela tombe bien, car notre héros souhaite parcourir les routes de la région de Kantô afin de devenir le meilleur dresseur.

Le synopsis de Pokemon est resté inchangé depuis sa création et cette première aventure permettra à tout le monde de s’y retrouver. C’est donc avec plaisir que l’on verra Rouge et ses rivaux amicaux, Bleu (le petit fils du professeur Chen) et Verte (qui a volé le Carapuce de Chen) déferrent la Team Rocket, qui détourne comme à son habitude les Pokemon à de vils intentions.

POCKET MONSTERS SPECIAL © 1997 Hidenori KUSAKA, MATO / SHOGAKUKAN

Mais « Pokemon, la grande aventure », c’est aussi les arènes et leurs champions ! La quête des badges et la ligue Pokemon sont au cœur de ce cycle, dont on comprend pourquoi même Satoshi Tajiri, le créateur de Pokemon, qualifie cette version de la plus proche des jeux. L’intemporalité des thèmes (amitié, courage, persévérance) font de ce titre une œuvre qui s’adresse aux lecteurs de tout âge.

Bien entendu, « Pokemon, la grande aventure » ne reste pas sans défauts. Si on ne peut lui imputer son dessin enfantin lié tout simplement à son jeune public et à l’univers très édulcoré de la licence, on peut en revanche se plaindre du côté expéditif de certains chapitres qui auraient mérité un approfondissement. On appréciera en revanche la présence de quelques gouttes de sang et la possibilité de mourir pour les Pokemon, ce qui place la série un cran au dessus de son adaptation animée.

Tout en restant très classique dans ses fondations, le cycle 1 a été pour moi très agréable à suivre. Le style de Mato adhère parfaitement au monde des Pokemon et a un charme certain, tout en rondeur. La suite reprend avec « Jaune » et personnellement, j’ai tout de suite aimé ce nouveau dresseur ! J’ai hâte de découvrir la fin de ce nouvel arc mais en attendant, je vous recommande vivement la série. 10€ pour deux tomes et demie, ça vaut le coup !

2 réflexions sur “Pokemon, la grande aventure (Cycle 1)

  1. J’ai beaucoup apprécié cette réédition. Elle m’a permis de replonger en enfance et de me remémorer toutes ces heures passées à jouer à ma gameboy sur Pokemon rouge.

    Sur le fond, je suis assez d’accord avec cet article, il est assez proche du jeu et va plus loin que l’anime en montrant des pokemon avec leur propre personnalité et le fait qu’ils puissent mourir est un ajout intéressant bien que peu exploité.

    Voilà, sans ce côté nostalgique, je ne sais pas si ce manga aurait un grand « intérêt ». Les dessins sont plutôt correct, le côté enfantin ne m’a pas tellement dérangé… on est dans le même esprit que les jeux ou encore de l’adaptation animé. Par contre, le côté expéditif comme tu l’as bien souligné est pour moi rédhibitoire. Tout va tellement vite, rien est développé ou partiellement… les combats qui pourraient être des moments fort sont à l’image du manga, expéditif pour ne pas dire bâclés.

    Je suis un peu sévère, car j’aurais voulu ressentir davantage que de la nostalgie à la lecture.
    De plus, pour une réédition, il reste quelques petites coquilles, dommage !

    • Je crois que l’intérêt est un petit peu le même que pour la plupart des adaptations de jeux vidéo en manga. Si tu es fan, tu accroches. Par exemple, je suis complètement fou du manga de KH, alors que concrètement, c’est de la soupe. Pour le côté expéditif, je dois t’admettre que c’est toi qui m y a fait réfléchir. Mais je crois que c’est dû au fait que le manga s’adresse aux enfants et qu’ils recherchent quelque chose d’immédiat dans la lecture. Enfin, c’est ce que je pense 🙂 Merci pour ton commentaire Spiro 😉

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