[Critique Film] The Amazing Spider-Man 2: le destin d’un héros

Non, ceci n’est pas le nouveau Smash Bros.

 

 

 Loin de nous avoir réalisé un Erzats du premier opus de la trilogie de Sam Raimy, Marc Webb (500 Jours ensemble) avait su rassurer tous les fans du tisseur avec « The Amazing Spider-Man » premier du nom, sorti en 2012. Entre deux sauvetages de pauvres hères, Webb avait établi les nouvelles bases de ce qui s’annonce être une trilogie, nous offrant l’un des meilleurs films de super-héros qui soit. Ce second film vient-il faire mentir les éloges faites au premier ?

Des éléments sous exploités 

 

Il existe des adaptations qui s’en sortent avec les honneurs et d’autres moins. Quand on transpose une œuvre au cinéma, d’autant plus quand elle a débuté dans les années 60 et continue encore, on est contraint par le format d’opérer quelques modifications. TAS 2 en a fait les frais, mais pas de la meilleure des manières puisque les 142 minutes du film souffrent d’un problème d’équilibre.

Pour commencer, le développement de Electro est passé à la moulinette.  Contrairement au Lézard (The Amazing Spider-Man 1), au Bouffon, à l’homme-sable ou à Octopus (Trilogie de Sam Raimy), il ne dispose pas d’une raison particulière pour devenir « méchant ». Webb fait cependant le choix de ne pas le laisser redevenir gentil, ce que Sam Raimy avait la sale habitude de faire. C’est bien plus cohérent comme cela, tout en le rendant plus crédible.

Présenté comme un péquenaud invisible aux yeux des autres travaillant pour Oscorp (et oui encore), l’acquisition de ses pouvoirs sera l’occasion pour lui de briller sous la rampe des projecteurs. Le public lui préférera bien vite Spider-Man, ce qu’il n’acceptera pas  et vaudra à la ville de New York une grosse pénurie d’électricité ainsi que moultes explosions. Il était difficile de simplifier jusqu’à l’absolu ce super vilain, mais les scénaristes l’ont fait.

 

Dat face !

 

 

Le prétexte étant bien trouvé, il ne reste plus à Electro qu’à faire le spectacle : tu veux de l’action ? En veux-tu, en voilà ! L’interprétation de Jamie Foxx demeure tout de même excellente et je tiens à saluer le travail fait concernant le design du costume. Il est très proche de la version Ultimate, il donne à lui tout seul toute la classe de ce super vilain.

Vient ensuite la très mal exploitée amitié entre Peter Parker et Harry Osborn. Marc Webb n’a pas accordé assez de scènes autour de leur relation, qui tourne bien vite à la haine en ce qui concerne Harry. Des flashback auraient été judicieux pour montrer à quel point le lien qui les unit est fort,  ici il faudra se contenter de brefs entrevus entre les deux futurs ennemis qui ne permettent pas au Gobelin de faire saisir l’ampleur de son ressentiment aux spectateurs.

Encore une fois, l’interprétation de Dane Dehaan en tant que Bouffon Vert est parfaite, je l’ai même préféré à celle de James Franco. Il incarne à merveille ce côté inquiétant et fou du pire adversaire de Spider-Man, même si on ne le verra enfiler son costume que de 10 minutes. J’ai hâte de le revoir endosser ce rôle, surtout qu’il sera probablement à la tête des Sinister Six.

 

De vrais atouts

 

Si « Le destin d’un héros » n’est pas exempt de défaut, il dispose cependant de remarquables qualités cinématographiques. Il faut tout d’abord féliciter l’équipe des effets spéciaux qui ont fait un très bon boulot : Spider-Man se balance très vite de building en building, les effets de vitesse redonnent ses lettres de noblesse au tisseur.

Les combats sont superbes et outre les effets de lumière, ce sont les phases de ralenti qui en jettent un maximum. Deux scènes marquantes pour moi : la première attaque de Electro et le décès de Gwen Stacy. Dans la première scène, on est imprégné par cette sensation de danger, cette impression de « Spidey va y arriver, mais c’est limite ».

Dans la deuxième, c’est l’effet dramatique qui nous explose en pleine face. Webb enchaîne les plans rapides, lents, rapides, lents, jusqu’à la terrible chute… Respectueux de cet évènement majeur du comics, le réalisateur a choisi pour tombe une grande horloge, superbe parabole avec le voyage finale de Gwen : on peut assimiler la grande Horloge à Big Ben (situé à Londres ou Gwen doit se rendre) et le temps qui s’arrête symbolise sa mort, tout comme celle du cœur de Peter qui va cesser de « vivre ».

 

Le nouveau bouffon est vraiment convaincant

 

 

Cette séquence a d’autant plus d’impacts que les scènes d’amour sont loin d’être cruches, l’auteur de 500 jours ensemble est assez fin pour éviter le piège de la mièvrerie. La bande-son du film qui est une déception, magnifie ici ces scènes où le couple est à fleur de peau : Peter est hanté par la promesse faite au père de Gwen, tandis que celle-ci n’en peut plus de ses remords. Mais que voulez-vous, malgré leur séparation, ils s’aiment et Webb le montre de la meilleure des façons : tout en retenu.

Pour terminer sur cette review, on nous dévoile enfin la vérité sur les parents de Peter Parker. Ce passage est un poil longuet et terni le rythme du long métrage, mais nous l’attendions tous depuis la bande-annonce mensongère du premier opus.  Cette fois-ci ce n’est pas la radio activité qui a conféré à Peter ses pouvoirs, mais son propre père qui a fait en sorte que seul son ADN soit compatible avec ses recherches, que Oscorp (ENCORE ! ! !) voulait utiliser à mauvais escient.

The Amazing Spider-Man 2 est un bon film de super-héros, qui déçoit par la sous exploitation d’éléments importants (relation Harry/Peter, Electro) mais qui se rattrape grâce à des effets visuels réussis et de très bons moments entre Gwen et Peter. On sait enfin la vérité sur les parents Parker et le personnage de Spider-Man est identique à celui du comics. Ce deuxième épisode reste une réussite, on a hâte de voir le 3 ! Je lui donne 6 toile d’araignée sur 10 !

 

      / 10

 

 

 

 

 

2 réflexions sur “[Critique Film] The Amazing Spider-Man 2: le destin d’un héros

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s