[Test] Kingdom Hearts Birth By Sleep, une préquelle nécessaire ?

Les logos de la saga sont toujours aussi beaux !

Kingdom Hearts est une saga vidéoludique qui  au fil des années, a su nous fournir un univers et un scénario toujours plus complexe. Le problème, c’est que ceci s’est fait au prix d’un portage sur diverses consoles qui a rebuté plus d’un fan. Je vais donc me lancer dans la critique chronologique de tous les Kingdom Hearts, en commençant par Birth By Sleep. Le jeu est édité par Square Enix et sort pour la première fois sur la PSP en 2010, il sera prochainement disponible dans sa version final mix sur PS3 cet été.

Toute saga a un commencement

Victime de son succès, la poule aux œufs d’or de Square Enix devait nécessairement passer par l’inévitable étape du préquelle. Déjà aperçus durant la scène secrète de Kingdom Hearts 2, nous retrouvons ici non pas un ou deux, mais trois apprentis maîtres de la Keyblade. L’histoire prend place 10 ans avant les évènements qui vont survenir dans Kingdom Hearts et met en place les fondements de sa mythologie.

Terra et Aqua sont les deux élèves d’Eraqus, un éminent maître de la Keyblade. Ventus est son tout dernier disciple, mais sa formation étant inachevée, il ne peut pas encore passer l’examen de maîtrise. Ce dernier consiste à déterminer si l’on est digne ou non de devenir un véritable maître de la Keyblade. Le vieil ami d’Eraqus, Xehanort, vient l’assister pour atteindre son véritable but de façon biaisé.

Seul Aqua parviendra à obtenir le symbole, mais nos amis n’ont pas le temps de s’en réjouir que leur maître leur confit une tâche : chasser les Nescients, des êtres issus des ténèbres et envahissant depuis peu les mondes. Après l’examen du symbole de maîtrise, BBS se scinde en 4 arcs narratifs distincts : le scénario de Terra, le scénario de Ventus, Le scénario d’Aqua et l’épisode final.

Terra, tout en puissance !

Ces arcs permettent de découvrir l’ensemble des mondes  de trois points de vues différents et il est recommandé de suivre l’ordre suivant : Terra, Ventus, puis Aqua. Cet épisode est sans aucun doute le plus sombre de la série, ce qui lui confère une maturité et une profondeur scénaristique encore jamais vues. Nomura nous fait aussi le plaisir de découvrir enfin des mondes inédits  liés à l’univers Disney : celui des princesses de cœur (à l’exception d’Alice).

Nous découvrons pour la première fois l’authentique méchant de Kingdom hearts qui n’est autre que le vieux Xehanort. Au crépuscule de sa vie, sa soif de pouvoir n’en devient que plus forte alors que les limites de la vie humaine frappent à sa porte. Cet opus est aussi l’occasion de lever le voile sur les mystères qui entourent Sora, Riku et Kairi.

Comment se fait-il que Sora n’était au départ pas l’authentique détenteur de la Keyblade ? Pourquoi Riku était censé en être l’héritier naturel ? Comment Kairi est-elle arrivée sur les îles du destin et d’où vient-elle réellement ? Qu’est-ce que la guerre des Keyblade, qu’est-ce que « Kingdom hearts », ect… Autant de questions auxquelles des éclaircissements plus ou moins complet seront apporté.

Un gameplay renouvelé

 

Si le portage de l’œuvre sous différents supports handicape le bon suivi de la série, il s’accompagne généralement par un gameplay  renouvelé. BBS ne fait pas exception à la règle et peut se targuer d’avoir l’un des systèmes de combat les plus aboutis : le système de commande. Le premier changement majeur est la disparition des invocations au profit des « Liens-D ». Les personnages que vous rencontrez vous prêteront durant un court laps de temps leurs capacités et leurs commandes. De Cendrillon à Maléfique, le panel est large et varie en fonction du scénario que vous jouez.

Les commandes sont à préparer avant le combat et il en existe 5 types : les commandes d’attaques, de magies et  d’objets qui apparaissent sous forme de roulettes lors des combats. Lorsque vous les utilisez, il faudra attendre quelques secondes qu’elles soient à nouveau disponibles : vous n’avez plus l’embarras des coûts en MP, mais celui d’un temps de chargement.

Le nombre d’emplacements est bien entendu limité, il faudra donc faire preuve d’une gestion minutieuse sous peine de perdre tous vos moyens face à l’ennemi. Vient ensuite les commandes d’actions, qui vous permettent de foncer, voler, sauter plus haut, ce sont les équivalentes des compétences. La dernière est le « tir visé » : une fois votre jauge de charge remplie, vous pouvez effectuer un tir groupé sur vos adversaires. Il en existe de différentes sortes, à vous de les gagner ou de les trouver.

Ventus ressemble comme deux gouttes d’eau à Roxas.

En plus de cela, il vous est possible de remplir une autre jauge qui vous permet d’employer temporairement un nouveau style de commande. 4 sont communs aux trois héros : Diamond Dust, Eclair, Tempète de feu et Frozen Fortun. Les autres sont propres à un seul ou seulement deux des apprentis maîtres de la keyblade. Pour les atteindre, il faut remplir la condition d’utiliser certains types de commande : Glace, éclair… et pour les styles propres, des attaques de types gravité pour Terra lui octroie le style Dark Impulse, ect…

Enfin, vous pouvez aussi effectuer un coup de grâce si vous vous contentez des commandes d’attaques. Il en existe de toutes sortes et se débloquent encore une fois en respectant certaines règles : gagner des munnies, de l’expérience, ect…  Vous l’aurez compris, BBS est une pure merveille en terme de gameplay et ne finit pas de nous étonner.

Mini-jeux, Graphismes et soundtrack

 

S’il faut compter en moyenne une quarantaine d’heures pour terminer le jeu, vous aurez besoin du double pour le finaliser votre carnet complètement. Pour cela, vous pouvez compter sur la présence de la chasse aux commandes. Il s’agit d’une sorte de jeu de Monopoly où le but est d’accumuler un certain nombre de médailles en un temps donné. Ce jeu de plateau est très bien réalisé en plus d’être prenant.

Disneyville regorge de mini-jeux en tous genre, de la course aux jeux d’adresse il  y a de quoi passer du temps sur votre PSP. Le mixage de vos commandes et l’acquisition de toutes les capacités font partie des gros challenges du jeu, il vous faudra faire preuve de jugeote pour obtenir toutes les combinaisons et caractéristiques possible.

De gauche à droite: Aqua, Ventus, Terra et Mickey.

Si vous voulez faire du level-up, l’arène des mirages est sans doute le défi à relever : avec ses 30 niveaux, ses courses folles et les chasses aux commandes à compléter, vous ne risquez pas de vous ennuyer. Pour terminer il me faut énumérer la présence de deux redoutables boss cachés : les vestiges de Vanitas et l’inconnu.

Kingdom Hearts ne serait pas si enchanteur sans les musiques de Yoko Shomomura, qui nous livre ici une multitude de pistes inédites. Les thèmes des batailles sont entraînants et le remaniement de Dearly beloved est à ce jour le plus beau que j’ai pu entendre. Côté graphisme, on se croirait devant un jeu PS2, la PSP est une très belle console niveau graphisme.

Je ne retiendrai donc en défaut que la linéarité inhérente aux A-RPG et l’absence d’une vraie difficulté puisqu’il suffit bien souvent de bourriner la touche « X » pour parvenir à terminer le jeu. Birth By Sleep est donc une préquelle qui en plus d’apporter un segment indispensable à la compréhension de son univers, fourni des éléments de gameplay novateur. Je lui donne 8 keyblade sur 10 !

 

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