[Culture] Le manga et le sexe

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Voilà le meilleur titre jamais créé pour un article sur mon blog ! Aujourd’hui on va parler sexe les enfants et revenir sur ce sujet de plus en plus récurrent dans mangas.

Le manga véhiculait une image négative dans les années 90, où l’on imaginait que les seuls genres existants dans la BD nipponne avaient pour ligne de conduite la violence et le sexe… Ben finalement cette image peu valorisante n’était pas anecdotique….

Violence + sexe 

 

 

 

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Allez savoir pourquoi, mais le manga a eu du mal à s’installer en France dans les années 80, quelques oeuvres ont été publiées mais sont restées dans l’anonymat à côté de Tintin et Milou (ah ben c’est peut-être pour ça en fait).

Le film « Akira » de Katsuhiro Otomo arrive chez nous et SHBAM ! Succès immédiat, Glénat publie la version papier. La vague des BD jap arrive et les éditeurs commencent à sortir les versions mangas des animes à succès qui passent en boucle sur les chaînes hertziennes à l’époque. Les critiques fusent, m’enfin ça fonctionne. Penchons-nous sur quelques oeuvres…

City Hunter, le héros….dur

 

 

Excellent manga de Tsukasa Hôjo qui met en scène Ryô Saeba, nettoyeur professionnel et Kaori sa jeune colocatrice/partenaire. S’il est vrai que l’aspect sexuel de l’histoire est avant tout là pour servir l’humour, il est bien présent malgré tout. Ainsi nos cheres têtes blondes du club Do pouvaient découvrir dans le manga :

Ryô en train de bander constamment face à de belles plantures…

Ryô qui cherche à finir dans le lit de sa cliente presque à chaque fois…

Ryô devenant incontrôlable en présence de sous-vêtements…

Cela demeure très drôle bien sûr, mais le fait est que l’oeuvre en elle-même comporte son lot de scènes d’action, avec évidemment des gouttes de sang par-ci par là, mais il n’en faut pas plus pour reconnaître qu’effectivement, s’il n’ y a pas de relation sexuelle à proprement parler, la sexualité est bien évoquée en plus de la présence de la violence

Ranma ½, où le héros transsexuel

 

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Si l’anime était censuré, il n’en était rien pour le manga. Ranma se balade et se bat parfois les seins à l’air, il est victime des nombreux assauts de son maître qui adore se frotter à lui dans sa version féminine et qui a pour passe-temps de voler la lingerie de ces dames… De plus, Ranma, bien qu’étant humoristique, comporte son lot de combats… +2.

Dragon Ball et les boules magiques

 

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San gokû qui enlève la culotte de BulmaTortue Génial et son PAF PAF, Krilin qui se sert des seins de Bulma (encore) comme d’un atout lors d’un combat (tome 9)… Je le répète encore, mais il y a… De la baston.+3. Chacun de ces titres utilisent le sexe avec humour bien sûr, mais il n’en fallait pas plus pour que le manga renvoie une image peu glorieuse… Et ça allait empirer.

1995 : Tonkam se dévergonde

 

Malgré l’humour sexy des auteurs précédents, aucune censure n’est faite : après tout, un bout de sein dans une case, ça n’est pas comme si l’on montrait concrètement un rapport sexuel avec des tentacules de pieuvre. Mais Tonkam arrive et publie « Angel », un manga érotique deU-Jin. Et c’est l’apocalypse, ou presque, le titre est interdit de vente en France même si la maison parviendra a publier ses 7 tomes.

 

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« Angel » comporte des scènes plus concrètes que dans les shônens précités, confirmant les craintes du beauf, confortant les critiques acides de la presse 80’s. « Angel » est pourtant une excellente parodie de Max et Compagnie. Malgré sa démarche ratée, Tonkam va devenir l’un des précurseurs du marché du manga « sexy » chez nous.

L’après Angel : le marché  explose

 

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Le manga commence à foisonner en France et ça y est, on a droit aux mangas harem qui arrivent au fur et à mesure. Le Ecchi marche à fond (Love Hina, Ichigo 100%, To Love Ru) et le hentaï fait son chemin doucement (Sakura Diary, Peach, Bible Black) de même que le Yaoïqui s’ouvre dans le commerce grâce au « Le jeu du chat et de la souris ».

Finalement ce qui était très mal vu par la presse, c’est ce qui se vend presque le mieux aujourd’hui… On se procure sans honte des Yaoitrash et des hentaï  alors qu’il n’y a même pas quelques années en arrière, les éditeurs se faisaient presque fusiller en publiant ce genre… Il y en a pour tous les goûts désormais, le choix est juste effrayant et s’est multiplié en 20 ans.

Ce qui était impensable hier s’avère aujourd’hui banal finalement. La presse  n’avait pas tout à fait tort, bien qu’elle ait exagérée un tant soit peu les choses. Le côté sexy des mangas a toujours eu une part importante: on retrouve toujours une héroïne bien proportionnée (Lamu/Naru) et/ou un maître pervers (Happosaï/Jiraya) et c’est tant mieux pour nos yeux et nos zygomatiques !

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