[Culture] Le manga est-il strictement Japonais ?

 

NON ! ! !

 

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Enfin,  d’après l’auteur de ce blog. Voilà une question qui fait débat dans ma tête, à tel point que j’ai essayé d’apporter mes arguments sur la page wikipédia « manga », mais en vain…Avec l’arrivé du manga européen et   de ses  auteurs (Reno Lemaire, Judith Park), peut-on encore dire que le manga est un style de BD uniquement propre aux japonais ? Suivons ma logique farfelue   afin de le découvrir…

Moi et Dreamland

 

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C’est adolescent que je découvre le manfra/manga « Dreamland » de Reno Lemaire, montpelérien qui fait partie des quelques auteurs adoptant un style proche et très ancré dans l’univers manga. À la lecture, j’en conclus donc qu’il s’agit là d’un manga dont la seule différence avec une série japonaise est qu’il a été créé par un français. J’en viens à la même déduction à la lecture des oeuvres de Judith Park et d’autres mangakas européens.

La question des frontières

 

La BD c’est universel, mais il existe différents genres venus de pays eux aussi différents.

 

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Certains maintiennent que le manga est strictement japonais et il y a, comme on pourrait s’en douter, des raisons valables. La première, c’est qu’il vient du Japon. Cela signifie que pour qu’un manga soit un vrai manga, il faudrait qu’il soit édité au Japon par un éditeur japonais.

Le truc, c’est que j’ai du mal à avaler qu’il ne s’agisse là que d’une question de frontières… Suivons l’exemple que fournissent mes détracteurs:  si un auteur japonais publie une BD au style purement franco-belge au Japon,  il faudra dire que c’est un « manga qui empreinte au style BD» et non pas une « BD ».

Selon cette logique, un français qui fait du « manga » ou du « comics »  se verra affublé du titre « d’auteur de BD  empruntant au style japonais/américain » dans le cas où il publie ses titres en France. Par contre, s’il le fait par le biais d’un éditeur étranger, le problème s’évapore : un français qui publie au Japon fait du manga (Baru, Stan Lee), idem pour celui qui publiera aux States ( Olivier Coipel) …. Le monde est-il si fermé d’esprit ? Au final, la seule différence c’est le pays de parution.

 

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Une autre raison, encore plus obtue que la précédente et limite discriminatoire, ça serait qu’il faut être japonais de pur souche pour produire du manga. C’est quoi cette appriori à la con ? À ce moment là,  y a que les chinois pour bien faire les nems et la France est composée d’artistes peintres qui mangent du pain et portent le béret. Je ne vais pas argumenter plus longtemps là-dessus, c’est inutile.

J’alambique

 

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La Kodansha publie chaque année un concours qu’elle organise pour les « mangakas étrangers »…ce qui signifie que le Japon reconnaît qu’outre ses frontières, le manga s’est étendu de par le monde et est devenu un style à part entière que beaucoup de dessinateurs adoptent (sinon ils ne se feraient pas chier à convier les artistes étrangers).

Malgré cela, on me dira que la Kodansha publie des one-shot qu’elle appelle « manga » car c’est là le terme pour désigner la BD étrangère… Je trouve cette justification un peu bateau, d’une part parce que le concours est pour les mangakas étrangers (c’ est très clair quand même),  d’une autre parce que les œuvres qui sont publiées utilisent comme n’importe quel auteur jap les codes du genre. S’ils avaient voulu organiser un concours pour de la BD étrangère , on aurait eu droit à un format Franco-Belge voire comics.

Attention, je fournis ma vision des choses: 

 

Prenons l’exemple d’un karatéka. Nous sommes tous d’accord pour dire que le Karate est un art japonais à la base. C’est un sport enseigné aussi en France. Par conséquent, les pratiquants français sont des Karatékas français, tandis que ceux du Japon sont des Karatékas japonais. Fondamentalement, quelque soit le pays, les pratiquants de ce sport   restent  des karatékas. Je pense qu’il en est de même pour le manga, mais ça n’engage que moi.

La lutte continue

 

Borné comme je suis, je ne lâcherai pas l’affaire, même si j’ai tort au final. Si, je l’accorde, le manga c’est de la BD japonaise à la base, c’est un style qui s’est étendu au-delà des frontières, bien plus influent que le Manhua ou le Manwha. Il ne s’agit là que  de mon point de vue et je me prends peut-être le chou pour rien, mais je trouve que c’est un sujet intéressant à aborder : l’européanisation du manga. Et vous, qu’en pensez-vous ?

 

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2 réflexions sur “[Culture] Le manga est-il strictement Japonais ?

  1. Bonsoir,

    Encore faut-il définir le manga ? Pour ma part, le manga est une BD sous l’influence culturelle du Japon, c’est-à-dire, qu’il y a dedans des éléments propres à la culture japonaise (nourriture, croyance, mœurs, coutumes, etc.) Pour moi, un mangaka français aura de la peine (à moins qu’il ait vécu beaucoup de temps au Japon) à faire une BD qui reprenne suffisamment d’éléments propre à la culture japonaise. Par conséquent je préfère le terme « manfra » pour décrire une BD proche du manga, mais ayant une part de la culture française en elle. De même, que l’on emploie le terme « manhwa » pour les BDs coréennes et manhua pour les BDs « chino-taïwanais ».

    Maintenant, je suis totalement favorable à appeler « manga » une BD fait par un auteur français qui habite au Japon ou qui possède beaucoup de connaissances sur le Japon.

  2. Pour moi le manga est une combinaison de codes, lié à la technique, au design, au découpage, le sens de lecture et autres critères différents de ceux des BD. Ce n’est pas forcément l’influence culturelle du Japon qui compte, la preuve dans Brides stories, les gens ne vivent pas, ne mangent pas ne réfléchissent pas à la japonaise et pourtant il s’agit bien d’un manga fait par une auteure japonaise. C’est la même chose que pour les comics qui sont différents de la BD alors qu’ils se partagent un peu le même territoire. Partant de ce principe, pour moi Dreamland est un manga et non un manfra. Ce qui me dérange par est que les manhua et manhwa qui reprennent les codes du manga ne soient pas appelés de la même façon. Mais, je pense qu’il faut d’abord se mettre d’accord sur la définition d’un manga pour pouvoir y inclure ou exclure des œuvres. Wiki par exemple, le désigne comme une BD japonaise ! http://fr.wikipedia.org/wiki/Manga

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